un rêve bien réalisable

Publié le par Noémie

Pour passer du rêve à la réalité, il faut souvent vaincre ses peurs, comme le décrit Françoise Simpère dans son tout dernier billet paru sur son blog. Pour elle, c'était vaincre la jalousie - et pour moi?
Ca s'est fait si simplement, si facilement au début que je croyais rêver.
Pas de peur de jalousie à surmonter. Ni de peur de "perdre" une personne avec qui j'ai longtemps partagé ma vie.
  Mes deux amoureux étaient d'accord de ne pas être le seul homme dans ma vie - et hop! c'était partie pour les amours plurielles.

J'ai découvert le concept du polyamour avec ses valeurs il y a bientôt un an. Parfois je me suis  demandé ce que j'aurais fais si je ne l'aurais pas découvert par hasard.
Peut-être quitté mon amant pour être avec mon 'nouveau copain'. Peut-être j'aurais continué à le voir secrètement, mais personnellement je n'aime pas du tout ce genre de relation caché et les mensonges qui vont avec. Ou bien j'aurais osé vivre ces deux relations amoureuses en parallèle, ouvertement.
Le fait de savoir qu'il y a d'autres personnes qui vivent des relations polyamoureuses, de savoir que ce n'est pas une utopie mais un rêve bien réalisable, m'a énormément aidé.

Car nous avons tous plus ou moins été imprégné de valeurs monogames. Le grand amour qui dure éternellement. Le prince charmant. Se marier, faire des enfants, acheter une maison. Et quand le désir s'affaiblit ou si on désire un autre homme que son partenaire, forcement quelque chose ne va pas dans le couple.

Oui, j'avais ces valeurs et idées dans ma tête. J'en ai douté parfois timidement.
Mais à l'age de 25 ans, j'ai sauté à l'eau. Et maintenant je nage dans cette eau parfois trouble, mais je m'y plais comme un poisson dans l'eau...!

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françoise 10/06/2008 23:01

Noémie, je n'ai jamais ressenti de jalousie, comme je l'ai d'ailleurs raconté dans mon livre. Ca m'a même étonnée, comme il m'était facile d'aimer au pluriel et de voir mon compagnon aimer au pluriel également.Quand je parle dans mon blog de cette peur que l'on dit intrinsèque (la jalousie) c'est parce qu'on me pose toujours la question "comment as-tu fait pour ne pas être jalouse"? etque cette peur semble quasi universelle, côté homme comme côté femme. Je n'ai rien fait, il m'a toujours semblé non seulement naturel, mais aussi très reposant de n'être pas l'Unique de quelqu'un. Je ne l'ai jamais été, mais quand certains hommes me voulaient toute à eux et se montraient exclusifs, ça m'ennuyait ou m'effrayait. Je suis trop indépendante pour le supporter.